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Le choix de la rédaction

mardi 18 octobre 2011, par Grosse Fatigue

J’écoute la radio. C’est assez dictatorial. Pourquoi les radios françaises parlent-elles autant des primaires socialistes ? J’appuie sur la touche 3 de la télécommande et je tombe sur TSF Jazz. On y passe en boucle de vieux saucissons avec des rondelles de Ray Charles et du Blues pour faire consensus. Parfois, des choses plus modernes, comme l’incroyable Esperanza Spalding. Elle chante en croches binaires tout en jouant un walking ternaire sur son énorme contrebasse. L’indépendance même. [1] J’aimerais bien être Marcus Miller pour avoir eu le droit de lui tenir la main et faire la une des journaux de jazz. J’aurais aussi aimé être David Gilmour et rien que d’y penser je sais que j’ai raté ma vie : je ne suis pas le guitariste de Pink Floyd, ni le batteur de Led Zeppelin, et encore moins Brian Blade. Oh, bien sûr, Brian Blade croit trop en dieu pour moi, mais comme il est américain, je lui pardonne. Je retourne sur France Inter. Il est 7h20 du matin et un type nous parle musique. Je me demande comment il en est arrivé là. Il nous présente des artistes commerciaux, sans voix, sans technique, sans lyrisme. Cette bouillie facile où l’on peut remplacer les paroles par gnin-gnin-gnin. C’est du gnin-gnin. J’appuie sur la touche 3. De quel droit choisit-on pour nous ces choses-là ? Pourquoi ne parle-t-on pas de Brian Blade sur France Inter ? Pourquoi les Primaires ?

Les primaires, on en n’a rien à foutre merde.

Par contre, Fukushima, on en est où ?

J’ai vu dans Paris-Match chez ma coiffeuse des photos du Japon. Trois photos qui se suivent, à plusieurs endroits. Le jour de la catastrophe, quelques mois après, aujourd’hui, enfin bon, hier. Nettoyé, lavé, blanchi, propre. Où ont-ils mis les détritus ? Sont-ils expédiés par barges géantes aux Philippines ou en Haïti ? Et la radio-activité ? On en fait quoi ?

J’appuie sur la touche 3.


[1(Little fly sur Youtube).