A force de regarder mon nombril en quête d'ailleurs, j'ai décidé il y a quelques temps* d'ouvrir mon bavoir au monde entier, au milieu des colifichets et des marchands du temple, coincé entre les poncifs.com et les dépressifs point à la ligne.Voilà, c'était ma phrase d'accroche. Je ne l'ai pas changée depuis 10 ans.
Quand le doute m'assaille, n'ayant guère les moyens de retrouver les guerriers du même nom en Afrique, je ponds tel la poule des âneries passagères. Je me mégalomanise, je me célèbre, j'ai l'impression, ça m'occupe. Putain, je me trouve terriblement brillant ! Ah, ça mériterait un prix, des honneurs, une distinction ! C'est la grande classe qui m'irrigue, la verve en plume, je m'étonne encore. La poissonnerie du petit texte, de l'en-cas, de l'à-propos, oui, j'avoue, c'est moi, c'est ici. Ça ne vous coûtera rien, à vot'bon cœur messieurs-dames, lisez-en un, je vous jure que c'est gratuit, que c'est de la bonne...
Mais bon.
Depuis quelques temps, de nombreux usurpateurs, et pas des moindres, des dilettantes, des libéraux, parfois même des Anglo-saxons, tentent de m'imiter sous la forme d'un machin, au néologisme étrange, "weblog" ou, pour les fainéants, "blogs". Ceux-là ne tiennent pas la comparaison, et crèvent rapidement par manque d'envie, de verve, de petit dégoût. Alors que moi, ah, MOI, ah ah ah ! J'ose l'avouer : moi !
Moi, j'ai abandonné en 2006, puis me revoilà. C'est un peu maladif, écrire pour écrire, peu importe. Les nouveaux textes sont maintenant sur un machin tout propre : ici.
Avant, il y avait les histoires récentes, et pour les impatients, les déconnectés, les amis sans le sou, les voisins, les tiers-mondistes ou les tiers-mondains, les imprimeurs, on pouvait aussi presque tout lire d'un coup....
GF
Désagrégé de l'être moderne.
* août 99
Tout lire d'un coup
(aux WC)
Novembre 2005 : Le numéro 6 !
Mon logo, oui madame, pour ceux qui veulent faire des liens... (moi, j'en fais pas, hein...)