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Pour Cabu : qui ?

dimanche 10 janvier 2016, par Grosse Fatigue

La verrue chantante rend hommage à Cabu et aux autres place de la République. Il y a quelque chose de pourri dans ce pays, à l’évidence. Non pas dans le fait que notre abruti national - l’homme qui n’a jamais rien composé de sa vie, et se contente de singer une Amérique redneck - non, notre chancre du rock ande role n’y est pour rien : il accepte, c’est sans doute payé, non, il y a autre chose.

Il y a forcément quelqu’un quelque part qui lui a demandé de chanter. Il y a quelqu’un, derrière un bureau, qui s’est dit, seul ou avec d’autres, que c’était à l’excrément belge de venir vomir sa chansonnette pourrie afin de clore l’épisode "liberté de la presse".

Mais qui ?

J’imagine que la maire de Paris y est pour quelque chose. Mais d’où sort-elle ? Que fait-elle dans la vie ? A-t-elle jamais lu Charlie ou le Canard ? Que sait-elle d’Hara-Kiri ? Cabu s’en fout aujourd’hui, Cabu ne croyait en rien. Mais c’est nous que l’on insulte. Enfin les autres, je ne sais pas, mais moi, on m’insulte. Cabu était l’un des anarchistes les plus visibles, les plus évidents, les plus vrais. Je dis Cabu comme je dirais Wolinski et pas Philippe Val. Et si Philippe Val, dans une dernière engeance sarkozyste et pour se venger de son absence de talent à lui, avait soufflé à quelqu’un ce deuxième enterrement de Cabu ou de Wolinski ? Comment oser laisser l’immondice tricolore chanter en notre nom pour ceux que nous aimions, alors que nous n’avons, lui et moi, aucun rapport ? Et pourquoi pas Marine Le Pen rendant hommage aux morts du nazisme ? Et pourquoi pas après tout, au point où nous en sommes ?

Pourquoi pas n’importe quoi, à l’heure où l’on abandonne l’école à son sort, où la laïcité serait le respect des religions, où l’économie passe avant tout, où un ministre de gauche relance les lignes d’autocars ? Qu’est-ce que c’est que cette époque de merde ???

Conclusion, car il en faut une : l’incompétence. Qu’espérer de la classe politique quand elle est à ce point pathétique, ignare, démagogue, médiatisée, sans recul et sans valeur, indécente ? Qui osera encore voter, élire ces cons, ces pathétiques, ces dogmatiques, ces incultes ?

Qui ?

Et partir où ?