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Vatican : tout doit disparaître

lundi 25 mars 2013, par Grosse Fatigue

Ah, qu’il est bon le pape François ! L’ancien avait été dans les Jeunesses Hitlériennes, le nouveau a couvert l’extrême-droite au pouvoir en Argentine : RIEN NE CHANGE EN HAUT-LIEU.

Oui, je sais, c’est mal de dire ça. Le pauvre Benoît était jeune et n’avait pas le choix....

Et le nouveau pape nous a promis une église pauvre pour les pauvres. Moralité : Vatican, tout doit disparaître. C’est l’époque des soldes. Les œuvres d’art, les tableaux, les dorures, les parchemins, les alliances d’or et l’argent, les couverts et les bâtiments : il faut tout vendre aux Américains, pour qu’ils décorent les angles droits de leurs villas californiennes.

Enfin ! La grande braderie ! Celle que mes parents - pauvres catholiques de moins en moins croyants - auraient voulu voir. Ce qui m’interpelle : si l’église devient vraiment pauvre, les gens risquent d’y retourner. Si sa hiérarchie vacille, si le marteau si la faucille, que nous restera-t-il pour prouver la non-existence de leur idée absurde, un seul créateur pour les poux et les libellules, Adolf Hitler et le soutien-gorge de Salma Hayek ? Un seul créateur quelque part, omnipotent et tapi dans l’ombre, comme l’autre à Marseille, mais sans l’ombre. Qui croire ?

Bien sûr, une église pauvre pour les pauvres, c’était une blague, un poisson d’avril. L’église est bien suffisamment pauvre d’un seul livre, pourquoi la faire maigrir autrement qu’en abandonnant ce livre inutile, pendant que d’autres en ont écrit des millions ? Et pourquoi tant valoriser les pauvres ? Parce que les pauvres sont bien les derniers à croire encore : il leur faut de l’espoir, et de préférence ailleurs qu’ici. La religion est une promesse d’avenir pour tous les pauvres de la planète et un commissariat aux affaires spirituelles pour les bourgeois d’Amérique du Sud.

Le Brésil devient l’horizon permanent de ce qu’était l’Europe. Grande braderie sans la samba. Carnaval sans joie. Heureusement que c’était une blague ! D’ailleurs : comment se payer les billets d’avion des voyages du pape dans une église sans le sou ? Et pourquoi en faire tout un baratin ? Ah, bien sûr : les marchands du temple. Salauds de commerçants. L’Eglise avec un grand "euh...." les a détesté avant d’être leur dernier représentant moral. Quelle tristesse de tout revendre. Mais c’était une blague, un jour sans, une anecdote, du minuscule.

On n’en parle déjà plus. Tout continue comme avant. C’est bien comme ça. L’athéisme a de beaux jours dans les contrées catholiques. Que la joie demeure.

Amen.